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Je suis féministe, et alors ?

La honte dans le couple : quand la peur du rejet fige la relation

Il existe une émotion souvent invisible dans les difficultés de couple, une émotion qu’on ne nomme pas facilement parce qu’elle fait elle-même trop mal à regarder en face : la honte.

Pas la culpabilité — qui dit « j’ai fait quelque chose de mal » — mais la honte, qui dit « je suis quelque chose de mal ». La honte touche à l’identité profonde. Elle murmure : « si l’autre me voyait vraiment, il ou elle partirait. »

Quand la honte s’installe dans la relation

Pour quelqu’un qui porte ce mécanisme, souvent issu d’une blessure ancienne, d’un trauma relationnel ou d’une enfance où montrer ses émotions était dangereux, la relation de couple devient un terrain miné.

Aller vers l’autre, c’est prendre un risque. Montrer de la tendresse, c’est s’exposer. Être démonstratif, c’est se mettre en danger. Être vulnérable, c’est potentiellement être humilié.

Alors la personne se fige. Elle ne fait pas par manque d’amour. Elle ne fait pas par indifférence. Elle ne fait pas parce que quelque chose en elle anticipe le rejet avant même qu’il arrive, et préfère ne pas bouger plutôt que de risquer d’avoir mal.

Le cercle vicieux de la demande et du retrait

C’est là que la dynamique de couple devient particulièrement douloureuse.

De l’autre côté, le ou la partenaire attend des preuves d’amour. Il ou elle ne comprend pas ce silence, cette distance, cette retenue. Alors il ou elle demande davantage — plus de gestes, plus de mots, plus de présence. Ce qui, pour la personne figée par la honte, ressemble exactement à la confirmation de sa peur : « je ne suis pas assez. Je déçois. Je vais être rejeté·e. »

Le gel s’accentue. La demande augmente. Le fossé se creuse.

Les deux souffrent. Les deux s’aiment souvent profondément. Mais ils tournent dans un cycle que ni l’un ni l’autre ne comprend vraiment.

La honte et la sexualité

Dans l’intimité sexuelle, la honte prend une dimension encore plus intense. Le corps exposé, le désir exprimé, le plaisir montré — tout cela demande une vulnérabilité extrême. Pour quelqu’un dont le mécanisme de protection est la honte, la sexualité peut devenir un espace de tension profonde : envie de connexion d’un côté, terreur d’être vu et jugé de l’autre.

Cela peut se traduire par de l’évitement, de la froideur apparente, une difficulté à prendre des initiatives, ou une sexualité mécanique qui manque de présence réelle — non pas par absence de désir, mais par excès de protection.

Ce que la thérapie peut changer

Comprendre que derrière le retrait il y a de la honte  et non de l’indifférence change tout dans la façon dont un couple peut se regarder.

Cela permet de sortir de l’interprétation blessante (« il ne m’aime pas », « elle s’en fiche ») pour entrer dans une lecture plus juste et plus douce de ce qui se passe vraiment.

Et c’est souvent à partir de là que quelque chose peut commencer à bouger.

Si le féminisme c’est connaître sa valeur et prendre conscience de ses compétences alors je suis féministe.

Si le féminisme, c’est demander du respect dans les relations alors je suis féministe

Si le féminisme, c’est ne plus avoir honte de dire que je ne suis pas une super Woman et que moi aussi j’ai des besoins et des limites alors je suis féministe.

Si le féminisme, c’est refuser d’être défini par les autres alors je suis féministe.

Je ne suis pas pour la guerre des sexes chacun ayant sa spécificité, je suis pour la reconnaissance de ce que chacun est…

C’est sûrement pour toutes ces raisons que j’accompagne les femmes à trouver ou retrouver confiance en elles, à trouver leur juste place et a se distancer de celle qu’on leur a donnée, imposée ou qu’elles ont cru devoir prendre.

Je les accompagne à respecter et faire respecter leur valeur. Je les accompagne à prendre conscience de la pépite qui se trouvent en elles et qui ne demande qu’à être exploitée…

C’est ma façon à Moi d’être féministe, c’est mon apport pour une société plus juste et respectueuse. Car si une femme ne sait pas qui Elle est, Si Elle ne se donne pas le droit de s’exprimer, de se poser les bonnes questions concernant ce qu’elle attend de la vie, des relations, comment arrivera t-Elle à se faire respecter par les autres. Que l’on nous l’ait inculqué ou pas nous avons de la valeur. À nous de la revendiquer, de la réclamer si besoin. Si nous ne nous respectons pas en tant qu’être unique, comment voulons nous être respecté par notre entourage? Si nous n’exprimons pas nos besoins, nos attentes comme voulons nous que les autres les satisfassent?

C’est un peu tout ça que je propose de travailler en accompagnement. Se connaître pour se faire respecter, pour communiquer de manière authentique et s’affirmer dans le but d’avoir des relations saines.

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